Revue de presse

La Manche Libre – La médaille de la ville de Vire pour le photographe Serge Philippe Lecourt – 13 novembre 2018

Crédits photo Hubert Pioger, La Manche Libre

Conférence et médaille. La médaille de la ville pour Serge-Philippe Lecourt.

Dans la chapelle du musée, dimanche 11 novembre, le photographe virois Serge-Philippe Lecourt a présenté un documentaire sur les monuments aux Morts de Normandie. Depuis trente ans, il parcourt la région pour constituer un inventaire exhaustif. « Sur 1,4 million de soldats tués durant la Grande Guerre, 90 000 étaient Normands. »

Ouest-France – Vire. Son monument aux morts préféré ? celui de son enfance à Neuville  10 novembre 2018

Serge Lecourt, qui connaît presque par cœur l’histoire des 3 500 monuments aux morts de Normandie qu’il a photographiés, a donné une conférence samedi 10 novembre 2018 à Vire-Normandie. | OUEST-FRANCE – Nathalie LECORNU-BAERT

Depuis une trentaine d’années, le photographe virois Serge-Philippe Lecourt fixe pour l’éternité l’image des monuments aux morts des cinq départements de Normandie. Un travail sujet aujourd’hui de conférences, entre autres.

Photojournaliste de formation, Serge-Philippe Lecourt a mené une enquête de longue haleine. À force de photographier  « à chaque fois que je passais devant eux », tous les monuments aux morts de Normandie, le Virois a entrepris de retrouver l’histoire de chacun d’eux

. Qu’ils soient simple plaque dans une église ou véritable œuvre d’art,  « ils constituent le support mémoriel d’une nation ». Ce travail de près de trente ans a forcément intéressé l’université de Lille III, qui ambitionne de réaliser la base de données exhaustive des victimes de la Première Guerre mondiale,  « quelque chose d’unique au monde ».

Déjà intégré dans plusieurs expositions, à Arles comme au Panthéon, le travail de Serge-Philippe Lecourt devrait faire l’objet d’un livre. Mais en attendant, il sillonne actuellement la Normandie, centenaire de l’Armistice oblige, et donne des conférences« où après un diaporama général, je m’efforce de me concentrer sur les monuments plus locaux ». Invité à la chapelle du musée, samedi 10 novembre 2018, il a bien sûr évoqué le premier monument aux morts  « inauguré en France en août 1918 à Pavilly, près de Rouen, comme l’un des plus récents à Étouvy, en passant par celui d’Équeurdreville, le plus pacifiste ».

Ses préférés ?  « Celui de Trévières dont le Poilu a eu la mâchoire arrachée par un obus lors de la Seconde Guerre mondiale, clin d’œil aux gueules cassées… et celui de mon enfance, dans le quartier de Neuville. J’aime aussi beaucoup tous ceux présentant une allégorie féminine, comme à Valognes. » Quant au monument virois,  « il est particulièrement original : il est excentré ce qui n’est généralement pas le cas dans les autres villes de même taille et il est dédié à la Paix. »

Pour l’ensemble de son travail, Serge-Philippe Lecourt devait recevoir ce samedi 10 novembre 2018, la médaille de la Ville de Vire.

 

Paris Normandie – Brionne : la médiathèque expose des clichés de Serge-Philippe Lecourt, photo-reporter – 12 janvier 2017

Brionne. La médiathèque propose durant tout le mois de janvier une exposition de photographies de Serge-Philippe Lecourt.

Serge-Philippe Lecourt, photo-reporter international, est venu avec une quarantaine de prises de vues de ces pérégrinations autour du globe. Le vernissage s’est déroulé samedi à la médiathèque deBrionne.

« Cette exposition propose un parcours à travers les principales thématiques de mon œuvre : l’enfance, l’amour, le travail des champs, le monde de la rue, la création artistique, explique le photographe. Je me suis toujours attaché à saisir l’humain dans son environnement et à documenter les différentes facettes de la société. J’ai cherché ainsi à montrer la dichotomie entre le monde rural et le monde urbain, la poésie des grandes villes et l’inhumanité des mégalopoles, le monde de l’enfance, l’exaltation des loisirs et des fêtes populaires. »

Son parcours

Né à Vire (14), Serge Philippe Lecourt a travaillé à New York (USA). Il a aussi sillonné les États-Unis en faisant plusieurs petits métiers et chroniqué la vie quotidienne de l’Amérique reaganienne des années 80 et 90. Il est devenu ensuite photographe indépendant et séjourne dans de nombreux pays où il travaille pour des organisations non gouvernementales ainsi que pour l’Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture) et pour l’OIF (Organisation internationale de la francophonie).

Au cours de la cérémonie, Valéry Beuriot, maire de Brionne, a souligné « la grande qualité et le classicisme photographique de l’exposition, dans le meilleur sens du terme » et s’est félicité de la contribution de la médiathèque à la vie culturelle locale.

INFOS PRATIQUES
Médiathèque Louise-Michel, 10-12, place Frémont-des-Essarts.
Tél. 02 32 47 65 40.
Site : www.ville-brionne.fr/mediatheque.aspx

Le regard : Michèle Morgan. – La Voix Le Bocage – 22 décembre 2016

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Michèle Morgan. Le regard d’une actrice mais aussi celui du photographe. Alors qu’elle vient de nous quitter en début de semaine, le photographe virois Serge Philippe Lecourt se rappelle de sa rencontre avec Michèle Morgan, dans les rues de Paris, au début des années 90. « Soudain, j’aperçois au sol un foulard que je ramasse et me dirige vers la femme qui l’a perdu. » Il s’agissait de Michèle Morgan accompagnée de son mari Gérard Oury. « Je n’ose lui demander un portrait. Elle me devance en me le proposant gentiment : « Juste une » » et ils échangeront quelques mots. Le photographe s’aperçoit un peu plus tard qu’il a rembobiné son Leica sans l’avoir rechargé… Rien dans la boîte ! « Et j’étais bien trop timide pour redemander un portrait. J’ai suivi le couple comme un paparazzi où je les ai photographiés au téléobjectif… Je n’en suis pas fier d’autant plus que j’étais persuadé d’avoir fait un beau portrait. Mais quelle rencontre ! »

Portfolio monuments aux morts – Hors-série Ouest-France – Novembre 2016

Dans son dernier Hors-Série « 14-18 Centenaire de la 1re Guerre mondiale : Histoires d’hommes de l’Ouest », Ouest-France consacre un portfolio de 6 pages au reportage photographique de Serge Philippe LECOURT sur les monuments aux morts (p.24 à 29). En vente à 5,90€ dans tous les kiosques et en ligne.

« Quand les monuments aux morts deviennent l’oeuvre d’une vie

Sur les 3232 monuments de Normandie, Serge Philippe LECOURT en a déjà photographié plus d’un millier. Un travail minutieux d’historien et de technicien de la lumière.

Serge Philippe LECOURT met les poilus normands en lumière

Depuis près de 30 ans, ce photographe originaire de Vire (Calvados) allie son métier et son goût pour l’histoire. Il a déjà documenté en textes et en images plus d’un millier de monuments aux morts.

L’histoire

En mars 1918, Foch qui n’est pas encore maréchal arrive sur le front et se rassure : « Je suis tranquille, les Normands sont là. » Cette phrase, gravée sur le monument aux morts de Caen n’a pas échappé à Serge Philippe LECOURT. Originaire de Vire (Calvados), voilà près de trente ans que ce photographe « immortalise » les monuments de Normandie. Sur les 3232 qu’il a recensés, un bon millier a déjà été mis en boîte.
S’il accomplit « plus un travail de photographe que d’historien« , Serge Philippe LECOURT connaît bien ces sculptures et ses statues un peu désuètes qu’on croise tous les jours mais qu’on ne voit plus. « Ils sont tous bien entretenus, jamais vandalisés. » Pour la mémoire des glorieux ancêtres, les conseils municipaux ne lésinent jamais sur la brosse ni le coup de pinceau.
Le monument aux morts et sa litanie de noms sont un pan de l’histoire de nos villes et de nos villages, Serge Philippe LECOURT aime à dire que « le passé n’existe que là où il y a du présent« . C’est pourquoi à chacune de ses sorties, il essaie d’inscrire le monument dans son environnement actuel « avec un marché, des jeux d’enfants, un concert, des scènes décalées… » Et il change régulièrement de saison « pour avoir une lumière et une ambiance différentes« . Mais il y a des communes où il ne mettra jamais les pieds. Elles sont quelques-unes, comme Beuzeville-en-Pain (14 appelés, pas un tué) dans la Manche, à avoir retrouvé tous leurs enfants.

Pacifique Le Joly, mort pour la France

A chaque halte, le photographe documente son travail sur l’histoire du monument, le sculpteur et lit les noms de tous les Poilus morts au combat. « On retrouve des prénoms d’arrière-grands-pères, comme Alphonse, Amédée ou Aimable mais aussi un soldat au nom incroyable, Pacifique Le Joly inscrit sur le monument de Gourfaleur dans la Manche. »
Au pied des églises et sur les places, il y a les monuments de série, choisis sur catalogue dans les années 1920, les simples obélisques ou les oeuvres d’art. Dans tout ça, Serge Philippe LECOURT a fait son choix. Et parfois, la chance lui sourit.
« C’était le 6 juin 2014, le matin de bonne heure, à Avranches. » En ce jour de 70e anniversaire du Débarquement, le photographe a rendez-vous avec l’actu et l’Histoire. Profitant toujours de ses déplacements pour aller voir un ou deux monuments, il fait le détour. « Et là, j’ai trouvé une tourterelle en train de couver dans son nid entre le bras et le fusil du soldat… En raison des circonstances, c’est vraiment mon monument préféré. »
Serge Philippe LECOURT a exposé une partie de son travail aux rencontres photographiques d’Arles, avec Raymond DEPARDON, en 2014. Il songe à un livre et à une expo itinérante d’ici 2018. Mais si ses monuments sont connus au-delà des frontières, c’est parce qu’il lui consacre un site Internet « qui a reçu plus de 100 000 visites en 18 mois. »
Des demandes, il en reçoit d’élus locaux, qui le voient flâner dans leurs bourgs. Mais il en voit arriver aussi de plus loin, beaucoup plus loin. « On m’a écrit de Dallas (Texas) pour avoir une photo du monument de Saint-Lô ; de Boston pour celui de Sept-Frères, près de Vire et de Paris pour Pleines-Oeuvres, toujours dans le bocage normand. »
Mais le monument aux morts le plus célèbre de France se trouve bien sûr à Paris, sous l’Arc de triomphe. La dalle et la stèle sont en granit bleu… de Vire, taillées par Emile Lemoine, un ancien Poilu de la Manche. Parce que lorsqu’il s’agit de se souvenir du sacrifice, de 1914 comme de 1944, la Normandie répond toujours à l’appel. »

Textes : Sébastien BRETEAU
Photos : Serge Philippe LECOURT

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© Serge Philippe Lecourt, Monuments aux morts de Normandie.

L’invité du midi – Radio France Bleu Normandie Caen – 11 novembre 2016

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Serge Philippe Lecourt dans les studios de Radio France Bleu Normandie, à Caen, le 11/11/2016.

Ce vendredi 11 novembre 2016, date anniversaire de l’Armistice de 1918, j’ai eu le privilège d’être invité dans les studios flambant neuf de radio France Bleu Normandie à Caen pour un entretien concernant mon travail sur les monuments aux morts de Normandie qui fait l’objet d’un portfolio dans le dernier hors-série d’Ouest-France consacré aux Hommes de l’Ouest (plus de détails un prochain article).

Il y est question notamment des monuments de Trévières, de la Chapelle-Enjuger, ainsi que des 3 types de monuments aux morts les plus courants :

  • les œuvres originales commandées à des sculpteurs
  • les monuments de série, choisis sur catalogue
  • les stèles et obélisques

J’interviens également sur la spécificité du granite de Vire, matériau qui a servi à de très nombreux monuments partout en France, et notamment au plus célèbre de tous : la dalle du soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe à Paris.

Cliquez ici pour écouter l’entretien https://www.francebleu.fr/emissions/l-invite-de-midi-de-france-bleu-normandie/normandie-caen/l-invite-de-midi-de-france-bleu-normandie-11 

« Les structures culturelles fêtent leurs anniversaires » – Ouest-France – 13 septembre 2016

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Déjà 10 ans que les Virois connaissent la Halle et la médiathèque rénovées. Le cinéma et le théâtre fêtent, eux, leurs 20 ans. Voici quelques rendez-vous qui marquent ces anniversaires. (…)

P comme photos

Il y a vingt ans, Serge Philippe Lecourt, photographe virois, suivait de près l’énorme chantier de la place Castel, de la démolition du bâtiment à sa reconstruction. Et ses images, il les a gardées précieusement.

Vingt ans plus tard, il présente une exposition dans les galeries du Préau, à partir du vendredi 30 septembre. « Je n’avais pas de commande à ce moment-là et ceux qui me connaissent savent bien que j’ai toujours un appareil photo autour du cou« , indique-t-il. A l’époque, le bâtiment n’avait pas été totalement rasé, trois murs se tenaient encore debout. « Je me suis pris au jeu. Je trouvais qu’il y avait toujours cette âme ancienne. J’ai noué le contact avec les ouvriers du chantier, qui s’étonnaient de ne pas me voir pendant deux ou trois jours ! » raconte-t-il. Une relation privilégiée qui lui permet d’élargir ses prises de vues. « J’ai même pu monter dans une grue« , se souvient-il.

Jusqu’au 10 décembre

Aujourd’hui encore, il ne manque jamais de capturer l’instant lorsqu’il repasse devant l’infrastructure. « La place Castel, c’est un carrefour, un lieu de passage. Il y a toujours beaucoup de choses qui s’y passent. Les manifestations de 1995, les gens qui passent et qui déposent leur courrier aux impôts, les amoureux installés sur des bancs« , indique-t-il. Aussi, il a créé un diaporama sur lequel une centaine de photos défileront.

Vernissage le vendredi 30 septembre à partir de 18h30, exposition jusqu’au 10 décembre, à découvrir dans les galeries du Préau.

Hélène LECLERC

Lire l’article en cliquant ici.

« Les centres culturels feront la fête » – La Voix le Bocage – 17 septembre 2016

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« Le Bocage à Paris : les photos d’un Virois au Panthéon » – Une de La Voix le Bocage – 26 mai 2016

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Article Ouest-France – « Les Poilus normands entrent au Panthéon » – 20 mai 2016

Serge-Philippe Lecourt au pied du monument aux morts de Caen.

Une expo sur les monuments aux morts se tient à Paris. La région est représentée par des photos du Virois Serge-Philippe Lecourt.

L’événement

Il y a en Normandie environ 2 500 monuments aux morts. Ces sculptures et ces statues, Serge-Philippe Lecourt les connaît bien. Voilà longtemps que ce quinqua virois s’est fixé comme objectif de tous les prendre en photo. Dans les grandes villes comme dans les bourgs ruraux.

Plusieurs centaines de ces monuments entrent au Panthéon. Et avec eux, le long cortège d’une génération fauchée dans la boue des tranchées. Imaginée par le Centre des monuments nationaux pour le centenaire de la guerre 1914-1918, l’exposition 36 000 communes, 36 000 cicatrices sera inaugurée ce soir à Paris par la ministre de la Culture Audrey Azoulay.

Serge-Philippe Lecourt sera le principal contributeur pour les cinq départements normands. « Sous les coupoles du Panthéon, une centaine de photos des monuments aux morts normands sera projetée », explique le photographe qui avait déjà présenté son travail avec Raymond Depardon aux Rencontres photographiques d’Arles en 2014.

Jusqu’au 11 septembre, la Normandie et toutes les autres régions pourront ainsi rendre hommage à leurs Poilus dans un des lieux symboles de la République. « Par ailleurs, ajoute le photographe virois, les visiteurs pourront, au moyen de tablettes tactiles, visionner les monuments de leur choix. »

Quarante ans après ses premières photos de monuments, lorsqu’il accompagnait son père sur des chantiers de l’Est de la France, Serge-Philippe Lecourt envisage de montrer son travail en Normandie. « Ça se fera dici 2018, avec une expo itinérante et un livre. »

Du 21 mai au 11 septembre, au Panthéon, Paris 5e, exposition 36 000 communes, 36 000 cicatrices.

 Sébastien BRÊTEAU.

Article Ouest-France – « Expo photos : les monuments aux morts normands au Panthéon » – 20 mai 2016

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Article La Voix Le Bocage – « Le Virois Serge Philippe Lecourt, photographe au plus près de l’humain » – 10 mars 2016

Article La voix le bocage 10 mars 2016 Serge Philippe Lecourt photographe au plus pres de l humain

En photographiant des instantanés de vie, Serge Philippe Lecourt plonge son regard au coeur de l’aventure humaine. Ses oeuvres sont à découvrir à la chapelle du musée de Vire, dans le cadre du « Mois de la photographie », jusqu’au 10 avril.

Serge Philippe Lecourt est né à Vire, en 1964. Il découvre la photographie dans les laboratoires du collègue Maupas et du lycée Marie-Curie. C’est la révélation. L’image cinématographique nourrit également son oeil juvénile de photographe. « Notamment le néoréalisme italiens, avec des réalisateurs comme Roberto Rosselini ou Vittorio De Sica. Mais aussi des cinéastes comme Robert Bresson, Luis Bunuel, Fritz Lang, etc. » Il est alors fan d’Elvis Presley, la légende du rock.

5 ans aux Etats-Unis

Il a également une passion pour Henri Cartier-Bresson, la figure mythique de la photographie du XXe siècle, dont il avait lu le livre L’Amérique furtivement. Il ajoute : « Les ouvrages écrits par William Faulkner, John Dos Passos, John Steinbeck, etc., sont alors mes livres de chevet. » Bac en poche, il ne fait ni une ni deux et débarque chez l’oncle Sam, en 1982, avec 3 francs 6 sous en poche ! Il est vendeur de glaces à Memphis, charpentier dans l’Indiana, etc. Il écume aussi les principales salles de concert pour photographier Frank Sinatra, Ray Charles, Nina Simone… De belles opportunités, si bien que les agences de presse diffusent largement ses photos.
En séjour cumulé, il demeure 5 ans aux Etats-Unis. Entre-temps, il décroche un DEA de linguistique et d’histoire anglo-saxonne à la fac de Caen. Il suit également une formation à l’Ecole de photojournalisme IRIS et au Centre de formation des journalistes (CFJ) à Paris.
Durant deux ans, il travaille pour les grandes agences avant de s’établir en indépendant. Il a 27 ans. Il séjourne alors dans de nombreux pays pour répondre à des commandes de presse, d’éditeurs, d’institutions publiques et privées.
Le courant esthétique auquel se rattache Serge Philippe Lecourt est celui de la photographie humaniste. Il réunit des artistes comme Robert Doisneau, Willy Ronis, Edouard Boubat, Izis, etc. L’humain est au coeur de ce projet. Robert Doisneau en donne une définition : « Saisir les gestes ordinaires de gens ordinaires dans des situations ordinaires. » Il faut y associer en termes d’esthétique, un grand souci de la composition, de la lumière et du cadrage.

« La réalité telle qu’elle est »

Les oeuvres de Serge Philippe Lecourt possèdent toutes ces caractéristiques. « Depuis 30 ans, je développe les mêmes thématiques : le monde agricole, le monde de l’enfance, les fêtes populaires, l’inhumanité des mégapoles bétonnées. Et aussi les êtres fragiles et autres cabossés de la vie. » Mais se définissant aussi comme photoreporter, Serge Philippe Lecourt se démarque de la photographie humaniste, qui donne une vision réaliste, mais idéalisée de la société.
« Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, il fallait montrer des images positives. » Prenant le contre-pied de cette conception, ses photos prises sur le vif soulignent aussi la dureté de la vie. « Je montre la réalité telle qu’elle est. Je ne lui tourne pas le dos. » 
Un dernier point, Serge Philippe Lecourt conservant, également, une grande mémoire de toutes les photos exposées, il s’avère très généreux dans l’histoire de chaque prise de vue. Alors, précipitez-vous, c’est aussi un formidable conteur !

Jean-Yves Hervieu

Le coup de coeur du photographe

Serge Philippe Lecourt-Mexique-Tehuantepec 1987

 © Serge Philippe Lecourt, Tehuantepec, Mexique, 1987.

Le coup de coeur de Serge Philippe Lecourt, c’est cette photo prise au Mexique en 1987. « Cette année-là, je quitte New York pour un long périple qui m’emmène vers l’Amérique du Sud. Avec mes économies, je me suis acheté mon premier Leica M6. Je m’arrête dans un quartier populaire où les enfants jouent en imitant les joueurs de base-ball américains avec un simple bâton.  Des années après, la profondeur de ce regard d’enfant m’interpelle toujours », explique le photographe. Ses photos sont visibles à la chapelle du musée de Vire.

Article Ouest-France – « Le Mois de la photo commence à Avranches » – 29 février 2016

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Article sur le site de La Voix Le Bocage : « Le Préau : dans les archives, 20 ans après… » – 4 février 2016

Serge_philippe_Lecourt_photographe_vire_preau_theatre_national

http://www.lavoixlebocage.fr/2016/02/07/le-preau-dans-les-archives-20-ans-apres/

Je mène actuellement un travail de recherche d’archives autour de la démolition de la salle du Basselin et de la construction du Préau à VIRE (1996) afin de valoriser le patrimoine virois et de montrer, avec cet énorme chantier, comment on passe d’un cinéma de sous-préfecture à un théâtre national.

Article sur le blog de la base de données « Monuments aux morts » de l’Université de Lille – 12 janvier 2016

Base de données MAM Lille 3

Cliquez ici pour accéder à l’article.

Une et article paru dans La Manche Libre le 14 novembre 2015 :

Vire le Bocage Libre-Une-2015-11-14-Serge Philippe Lecourt-statues oubliees de 14-18

Serge Philippe Lecourt en Une de la Manche Libre devant le monument aux morts de Vire.

Vire le bocage libre-Serge Philippe Lecourt-2015-11-14-La memoire oubliee

Article paru dans La Voix le Bocage le 12 novembre 2015 :

La Voix le Bocage-12 novembre 2015-Serge Philippe Lecourt-devoir de memoire sur la toile

Article en page Normandie du journal Ouest-France, 11 novembre 2015

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« En photo, les Poilus normands font le tour du monde

Il y a 2 500 monument aux morts en Normandie. Le Virois Serge Philippe Lecourt qui les visite depuis plus de 25 ans en a déjà photographié mille. Des demandes de reproduction lui arrivent du monde entier.

« C’était le 6 juin 2014, le matin de bonne heure, à Avranches. » En ce jour de 70e anniversaire du Débarquement, Serge Philippe Lecourt a rendez-vous avec l’actu et l’Histoire. Profitant toujours de ses déplacements pour aller voir les monuments aux morts, le photographe virois fait le détour. « Et là, j’ai trouvé une tourterelle en train de couver dans son nid entre les bras et le fusil du soldat… En raison des circonstances, c’est vraiment mon monument préféré. »

Voilà bien longtemps qu’il fait régulièrement des haltes devant ces sculptures et ces statues un peu désuètes qu’on croise tous les jours mais qu’on ne voit plus. « Il y a environ 2 500 monuments aux morts en Normandie. Certaines communes en ont plusieurs, d’autres n’en ont pas. » En argentique puis en numérique, Serge Philippe Lecourt en a déjà mille dans la boîte. « Ils sont tous bien entretenus, jamais vandalisés. » Pour la mémoire des glorieux ancêtres, les conseils municipaux ne lésinent jamais sur la brosse ni le coup de pinceau.

Artistique avant d’être historique, la quête de ce Normand de 50 ans agite la toile depuis trois mois. « Après avoir mis ces photos couleurs et noir et blanc sur mon cite Internet, je leur ai ouvert un site spécial. » Rien qu’en octobre, les monuments aux morts normands ont attiré plus de 10 000 visiteurs. Des historiens, des généalogistes, des descendants d’anciens combattants.

« En plus de la France, j’ai des contacts dans 20 pays, essentiellement ceux qui ont participé à la Première Guerre mondiale : Allemagne, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Russie, Canada, Australie… »

Si les élus locaux s’intéressent au travail de Serge Philippe Lecourt lorsqu’ils le voient flâner dans leurs bourgs, d’autres demandent lui viennent de plus loin, de beaucoup plus loin. « On m’a écrit de Dallas (Texas) pour avoir une photo du monument de Saint-Lô ; de Boston pour celui de Sept-Frères, près de Vire, de Paris pour Pleines-Oeuvres, toujours dans le bocage. »

Ancrées dans le présent

La plupart des monuments aux morts ont été construits entre 1919 et 1925. Mais en Normandie, ils sont nombreux à avoir pâti des combats de la Seconde Guerre mondiale. C’est le cas à Trévières dans le Bessin. « La statue de femme casquée a été défigurée par un tir d’obus. »

Repérée sur Internet, la photo a attiré l’attention aux Etats-Unis. « Peut-être des descendants des GI’s qui ont combattu dans le secteur« , poursuit le photographe féru d’Histoire, qui essaie de documenter le plus possible chacune de ses photos. « Car derrière chaque monument, il y a une histoire locale, un architecte, un sculpteur qui est parfois du coin. »

Serge Philippe Lecourt aime à dire que « le passé n’existe que là où il y a du présent. » C’est pourquoi à chacune de ses sorties, il essaie d’inscrire le monument dans son environnement actuel « avec son marché, des jeux d’enfants, des scènes décalées… »

Un an après une exposition avec Raymond Depardon aux Rencontres photographiques d’Arles, Serge Philippe Lecourt envisage de montrer son travail en Normandie. « Ca se fera d’ici 2018, avec une exposition itinérante et un livre. » Quarante ans après ses premières photos de monuments, lorsqu’il accompagnait son père sur des chantiers dans l’Est de la France. »

Sébastien Bréteau

Sites internet : http://monumentsauxmortsphoto.com

Regarder la galerie sur ouestfrance.fr/normandie : c’est ici !

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Article dans La Voix Le Bocage autour du travail de Serge Philippe Lecourt sur les monuments aux morts normands.

Article La Voix le Bocage 14 novembre 2014-Serge Philippe Lecourt

 Cliquez sur la photo pour accéder à l’article.

 

Article dans Côté Manche du 12 au 18 novembre 2014.

Article Coté Manche - Serge Philippe Lecourt - 12 novembre 2014

 Cliquez ici : Article côté Manche 12 au 18 novembre 2014 – Serge Philippe Lecourt

 

Plusieurs articles dans Ouest-France à l’occasion du 11 novembre 2014.

Article Ouest France 11 novembre2014-SP lecourt

Cliquez sur la photo pour accéder à l’article.

En Une dans Ouest-France le 11 novembre dernier

En Une dans Ouest-France le 11 novembre dernier

Ouest-France Vire

Ouest-France Vire

Journal de Vire – 17 décembre 2006 – « Expos à la médiathèque : Senghor et le Sénégal »

2006-12-17-Journal de Vire-Serge Philippe Lecourt-Senghor et le Sénégal.Jean-Francois BaulonJPG

2005. Serge Philippe Lecourt expose ses « Voyages » à la galerie Art 4 de Caen.
2005-12-05-Article-Ouest-France-Serge Lecourt expose ses voyages
Photographies d’ici et d’ailleurs. Exposition à la galerie Art 4 de Caen.
Article Ouest-France-Photographies ici et ailleurs-Serge Philippe Lecourt
De Harlem aux pommiers du Bocage. Serge Philippe Lecourt : la vie sur papier glacé.
Article-Serge Lecourt de Harlem aux pommiers du bocage
Photo d’aujourd’hui, mémoire de demain.
Article-Serge Philippe Lecourt-Photo aujourdhui-memoire de demain

L’Orne Combattante – 25 juin 1998 – « Lisbonne en passant dans l’objectif de Serge Philippe Lecourt »

1998-06-25-Serge Philippe Lecourt-Lisbonne en passant-expo-L'Orne combattante

La Voix le Bocage – 3 mai 1996 – « Errance à New York : une exposition signée Serge Lecourt à l’invitation de la Médiathèque de Condé sur Noireau »

1996-05-3-La voix le bocage-Serge Philippe Lecourt-Exposition errance à NYC

Exposition photographique « Tas de bois ».

Exposition photographique Tas de bois
1996. Serge Philippe Lecourt, photographe indépendant : « Une vie à 400 ASA… »

1996-03-31-Article-Serge Lecourt-Une vie a 400 ASA

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